Chaque Homme dans sa nuit

Julien Green / Points

« C’est après avoir écritle mot fin au bas de la dernière page que je me suis interrogé sur le sens de ce long récit, car il me fallait trouver le titre, que je n’avais pas encore découvert. Un vers de Victor Hugo, dans un poème relu par hasard, me sembla résumer le roman : « Chaque homme dans sa nuit s’en va vers la lumière… »

En cours / Entré en 2005

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L’homme à l’affût

Julio Cortazar / Folio

Un écrivain accompagne la lente déchéance d’un saxophoniste de génie, détruit par l’alcool et la drogue, Johnny Carter.

Des studios d’enregistrement de Baltimore avec Miles Davis au Saint-Germain-des-Prés dans les années 50, des hôtels miteux aux nuits dans les club de jazz, des délires paranoïaques aux fulgurances créatrices…

Julio Coltazar nous offre un texte boulversant en hommage à un des plus grands musiciens de jazz, Charlie Parker.

 

Non lu / Entré en 2007

 

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Un homme qui dort

Georges Perec / Folio

 » Tu as vingt-cinq ans et vingt-neuf dents, trois chemises et huit chaussettes, quelques livres que tu ne lis plus, quelques disques que tu n’écoutes plus. (…) Tu es assis et tu ne veux qu’attendre, attendre seulement judqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à attendre. »

C’est en ces termes que le narrateur s’adresse à lui-même, Un homme qui dort, qui va se laisser envahir par la torpeur et faire l’expérience de l’indifférence absolue.

Lu / Un des premiers livres de la collection

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Les hommes et les femmes

Françoise Giroud – Bernard-Henri Lévy / Olivier Orban

Ce livre est le produit de quelques conversations, menées au cours d’un beau mois d’été à l’ombre affectueuse d’un figuier.

Il se tient volontairement loin de l’actualitéet du fracas du monde, dont nous nous sommes isolés quelques semaines pour réfléchir ensembleà ce que sont devenus les relations entre hommes et femmes. Il s’agit donc, d’abord et essentiellement, de l’amour et de son cortège_le désir, la séduction, la jalousie, l’infidélité, le mariage, désamour. Parce que souvent nos points de vue divergent, ces conversations ont pu être vives. Chacun a découvert chez l’autre des abîmes insoupçonnés.

Néanmoins, notre amitié, qui est ancienne, a survécu à l’épreuve. Puissent nos lecteurs trouver, à nous lire, le plaisir que nous avons pris à dialoguer ainsi _ songeant à toutes celles et à tous ceux qui ne savent plus très bien ce qu’aimer veut dire.

Non lu / Entré au début de la collection

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L’homme aux louves

John Hawkes

John Hawkes, que ses premiers ouvrages (Le Cannibale, le Gluau, Cassandra) ont fait placer dans la lignée de Faulkner, est actuellement l’un des brillant représentant de la littérature américaine. Chez nous, en 1974, il a obtenu le Prix du Meilleur Livre Etranger pour les Oranges de Sang.

L’homme aux louves est une de ces histoires folles qui nous hantent le plus souvent à notre insu. Hawkes est ici le grand organisateur de nos fantasmes occidentaux, mais avec l’élégance, l’acuité et la sombre violence de qui sait reconnaître dans une obsession les jeux et les contrepoints.

Konrad Vost est en proie au désir de la femme sous différents visages : la mère, l’épouse, la fille et, bien sûr, la putain. Elle représente pour lui l’interdit et la peur. Il court de souvenir en abîme, mais exemplairement, selon un chemin initiatique, noir, grotesque, secret qui le met aux prises avec ses grandes déesses et sa plus profonde vérité. Il est un monde inconscient où s’agitent le goût de la mort et de la destruction, ainsi que l’éveil à une connaissance radicalement différente : celle de la femme, ce sexe autre.

Ni moral ni réaliste ni psychologique, l’Homme aux louves est un cauchemar, drôle et pervers, qui a la folie violente et la limpidité énigmatique d’un mythe d’aujourd’hui.

Non lu / Entré en 2006 (braderie)

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Portrait de l’homme d’affaires en prédateur

Michel Villette – Catherien Vuillermot / La Découverte

Comment devient-on homme d’affaires ? Qu’est ce qu’un « bonne » affaire et comment la fait-on ? Ces questions, souvent traitées de manière journalistique, ont jusqu’à présent été négligées par la sociologie. Pourtant, loin de la biographie autorisée ou à charge, le parcours de ces champions du capitalisme que sont les grands hommes d’affaires mérite d’être analysé.

C’est ce que propose cet ouvrage, à partir d’une étude des processus d’accumulation du capital et d’une lecture critique des biographies de quelques grands noms des affaires, tel que François Pinault, Marcel Dassault, Bernard Arnault, Claude Bébéar, Vincent Bolloré, Ingvar Kamprad (IKEA), Sam Walton (Wal-Mart) et de nombreux autres. Ponctué de portraits et d’entretiens avec les principaux intéressés, ce livre offre une approche inédite, en rupture avec les explications dominantesde la réussite en affaires, qui tente de comprendre la logique des activités lucratives du point de vue de ceux qui les font.

Si les parcours diffèrent, un élément semble essentiel dans la réalisation d’une bonne affaire, moment clé inaugurant la phase d’enrichissement : le fait d’avoir vu, à un moment donné, des occasions de prédation dans certaines imperfections du marché et de savoir jouer, à l’occasion, sur les ambiguités de la morale sociale.

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Portrait d’un homme heureux

Erik Orsenna / Fayard

André Le Nôtre 1613-1700

« A Versailles, souvent je tends l’oreille, rêvant de retrouver une amitié, une conversation quotidienne et qui dura trente-cinq ans. Entre Louis XVI et André Le Nôtre. Le monarque le plus puissant à qui tout doit céder, même le temps. Et l’homme de la terre, le saisonnier, celui qui reste du côté de la nature, même s’il a la force comme personne avant lui.

Ensemble, ils ont écrit le plus grand livre du monde_mille hectares_, le roman du soleil incarné. La seule histoire occidentale qui impressionnait Quianlong, l’empereur de Chine, le créateur du Jardin de la Transparence Parfaite. »

Commencé / Entré en 2002

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Cap Horn pour un homme seul

Alain Colas / Flammarion

Juin 1972 : Alain Colas vient de gagner la Transat en battant le record de l’épreuve. Un nouveau défi se lève à l’étrave : « Pour le bateau et moi, les temps étaient venus d’aller prendre notre mesure à l’échelle du Cap Horn. »

Si Alain Colas a décidé ainsi de s’attaquer aux records des fabuleux clippers du siècle dernier sur la route de la laine, de l’or et du blé aux portes des antipodes, c’est pourtant bien ce « sombre éperon rocheux de grandeur et de misère » qui est la figure de proue de ce livre. Les défis sont relevés : un coursier d’aluminium racé, léger et fait pour la vitesse transformé pour aller affronter les « Quanrantièmes Rugissants », Pen Duick IV rebaptisé Manureva, « l’oiseau du voyage ».

Les records sont battus : 169 jours pour un tour du monde en trimaran par les 3 caps austral, avec Sydney pour seule escale. Plus de 30 000 miles.

(…)

Non Lu / Entré récemment

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L’homme qui a vu l’innondation

Richard Wright / Folio

L’eau jaillit, gronde, rugit, murmure, berce, bouillonne, suinte et tourbillonne à travers l’oeuvre de Richard Wright dont on commémore en 2008 le centenaire de la naissance.

Là-bas, près de la rivière et L’homme qui a vu l’innodation_écrit vers 1935, 70 ans avant l’ouragna Katrina_ réunissent des thèmes qui hantent Wright : comment fournir un toit (étymologie de « protéger »), à ses enfants, à sa famille dans une société qui ne tire aucun profit de la protection de ses déshérités ? Katrina, cataclysme naturel, est révélateur d’un ancien déni écologique et d’une fracture historique, sociale et raciale.

Lu / Entré en 2008

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L’homme effacé

Otto Steiger / Editions du Griot

Un homme s’enfuit de chez lui et cherche à être admis dans une clinique psychiatrique. Est-il vraiment malade ? Pourquoi veut-il « s’effacer » ainsi : est-ce par par inadaptation à vivre dans la société ou parce qu’il est accusé d’avoir volé une importante somme d’argent ? Mais est-ce bien lui le voleur ?

Sa déviance est un élément à charge et, pour regagner sa liberté, Benjamin Stab plaide coupable. Est-il victime de son envie de vivre comme il l’entend, ou bien un opportuniste puni à juste titre pour sa lâcheté et son incapacité à voir les choses en face ?

Cet « homme effacé » n’est pas un rebelle, il n’a pas voulu sa chute, mais il la provoque par son refus d’entrer dans la norme. Sa différence dérange, ses raisons ne sont pas raisonnnables. Pourtant, nous les comprenons, car elles pourraient aussi être les notres.

Admirablement servi par une écriture caustique et limpide, ce roman s’oppose aux immobilisme de la société suisse contemporaine et s’inscrit en faux contre les idées reçues. L’homme effacé est l’oeuvre d’un nom conformiste au style décapant, nommé Otto Steiger.

Lu / Entré vers le début de la collection

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