Archive pour Essai/Etude

Dieu et les hommes

Abbé Pierre et Bernard Kouchner / Robert Laffont

Au nom de Dieu Amour, dit l’abbé Pierre, tu aimeras.
Au nom des hommes, dit Bernard Kouchner, tu en sauveras un, même si tu ne peux les sauver tous.
L’un est prêtre de Dieu, l’autre a cherché Dieu dans toutes les horreurs et les trahisons du monde et ne l’a pas trouvé. L’un et l’autre sont des révolutionnaires de la charité et de l’aide humanitaire; l’un et l’autre sont écoutés car ils sont de ceux, si rares, qui allient contre tous les obstacles la parole à l’action, la générosité au courage.
Ils nous disent combien il est urgent de sortir de nos maisons, de nos égoïsmes, de nous réveiller, d enous lever et de tendre la main.

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L’homme en accusation

Pierre-Paul Grassé / Albin Michel

De la biologie à la politique

L’auteur retrace l’histoire de l’évolution humaine et, parallèlement, il expose les diverses théories qui ont traité de cette évolution : darwinisme, marxisme, sociobiologie… Ces théories, leurs fondements et leurs applications, Pierre-P Grassé en réfute le caractère profondément idéologique, qui fait qu’elles cherchent moins à comprendre l’homme qu’à l’annexer à des fins politiques. Il montre à quel point les différences entre l’évolution de l’hommeet celles des autres espèces animales n’ont jamais cessé de se creuser. L’homme est en perpétuel devenir, il est capable de corriger son évolution, de s’adapter, et toutes les théories qui prétendent l’annexer lui refusent en fait ces faciultés d’adaptation, pour l’isoler, le réduire, et lui retirer son sens de l’initiative et de la responsabilité personnelles.
A l’appui de cette thèse, Pierre-P Grassé étudie deux phénomènes fondamentaux, l’inné et l’acquis chez l’homme et l’animal, les caractères héréditaires et la toute relative prédétermination biologique. Mais, loins de sombrer dans un crédo fataliste, il nous montre que l’homme est en mesure de dépasser l’inné, de composer avec lui pour aboutir à un nouveau stade d’évolution.
Rigoureux et frémissant, ce livre est tout entier porté par la conviction que l’homme est, fondamentalement, un être doué de liberté _ à qui il importe surtout de redonner le sens de l’effort et du dépassement de soi que lui a fait perdre notre monde moderne, si démoralisé.

Non lu / Entré en novembre 2009

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L’homme, cet inconnu

Alexis Carrel / Plon

 » Nous devons libérer l’homme du cosmos créé par le génie des physiciens et des astronomes, de ce cosmos dans lequel il a été enfermé depuis la Renaissance. Malgré sa beauté et sa grandeur, le monde de la matière inerte est trop étroit pour lui. De même que notre milieu économique et social, il n’est pas fait à notre mesure. Nous ne pouvons pas adhérer au dogme de la réalité exclusive. Nous savons que nous n’y sommes pas entièrement confinés, que nous nous étendons dans d’autres dimensions que celle du continuum physique.  L’homme est à la fois un objet matériel, un être vivant, un foyer d’activités mentales. Sa présence dans l’immensité morte des espaces interstellaires est totalement négligeable. Cependant, il est loin d’être un étranger dans ce prodigieux royaume de la matière. Son esprit s’y meut facilement à l’aide des abstractions mathématiques. Mais il préfère contempler la surface de la Terre, les montagnes, les rivières, l’océan. Il est fait à la mesure des arbres, des plantes, des animaux. Il se plaît en leur compagnie. Il est lié plus intimement encore aux oeuvres d’art, aux monuments, aux merveilles mécaniques de la Cité nouvelle, au petit groupe de ses amis, à ceux qu’il aime. Il s’étend, au delà de l’espace et du temps, dans un autre monde. (…) »

Non lu / Entré en 2000 grâce à Pierre Dentin

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L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau

Oliver Sacks / Points

Oliver Sacks décrit dans ce livre les affections les plus bizarres, celles qui atteignent un homme non seulement dans son corps, mais dans sa personnalité la plus intime et dans l’image qu’il a de lui-même. Il nous fait pénétrer dans un royaume fantastique, peuplé de créatures étranges : un marin qui, ayant perdu le sens de la continuité du temps, vit prisonnier d’un instant perpétuel ; une vieille dame qui caricature dans la rue les expressions des passants, jusqu’à les rendre grotesques et terribles ;un homme qui se prend pour un chien et qui renifle l’odeur du monde ; deux jumeaux arriérés mentaux, capables de calculs numériques prodigieux, qui vivent dans les paysages de chiffres : ce musicien qui, ayant perdu la capacité de reconnaître les objets, prend pour un chapeau la tête de sa femme, et bien d’autres…
Tentatives aussi pour poser les jalons d’une médecine nouvelle, plus complète, qui, traitant le corps, ne refuserait pas de s’occuper de l’esprit, et même de l’âme…

Non lu / Entré en 2004

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On achève bien les hommes

Dany-Robert Dufour / Denoel

De quelques conséquences actuelles et futures de la mort de Dieu.

D’où vient cet extraordinaire besoin de croyance qu’on retrouve toujours et partout chez les hommes ? L’auteur s’interroge en examinant ces figures historiques du divin qui vont du Totem au peuple et au prolétariat en passant par la Physis des Grecs, et bien-sûr, le dieu des monothéistes. Il trouve un raison dans le « réel », à cette propension irrésistible à s’aliéner à l’Autre. L’homme, en effet, est un être inachevé.

De ce manque dans sa nature, évoqué par tant de penseurs de Platon à Lacan, la science apporte aujourd’hui la confirmation avec la théorie de la néoténie, qui montre que l’homme, à la naissance, est un prématuré. Voilà pourquoi, pour opérer sa subjectivation, il a besoin d’inventer des êtres surnaturels auxquels il veut croire comme s’ils existaient vraiment.

Mais que se passe-t-il quand, comme aujourd’hui, on assiste à la « mort de Dieu », annoncé par Nietzsche il y a un siècle. L’être humain, s’il n’est plus aliéné à un Autre, est-il désormais condamné à la surenchère désespérée et désespérante des fondamentalismes, à la dépression face à un monde désymbolisé ou encore à la tentation de se recréer, mieux achevé, avec l’appui des technosciences ?

Sommes-nous ainsi en marche, au milieu du chaos religieux et de la déprime galopante, vers une post-humanité ? L’espèce humaine est-elle même radicalement menacée ? Des questions cruciales qu’on ne saurait exprimer sans parcourir des champs de connaissances très divers : l’anthropologie, l’histoire, la philosophie politique, mais aussi l’esthétique et la psychanalyse.

En cours / Entré en 2006

 

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La place de l’homme dans la nature

Teilhard de Chardin / 10/18

Où est l’homme, perdu dans l’Univers immense ? Saura-t-il, un jour, y définir sa juste place ?

Voici, peut-être, l’ouvrage le plus décisif et le plus lumineux d’un des penseurs essentiels de notre temps. On y trouve, lié avec une autorité magistrale, tout le faisceau des grands thèmes « teilhardiens »: prévie, vie avant l’homme, individuation et situation de l’homme dans le cosmos.

Non lu / 2003

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Les hommes et les femmes

Françoise Giroud – Bernard-Henri Lévy / Olivier Orban

Ce livre est le produit de quelques conversations, menées au cours d’un beau mois d’été à l’ombre affectueuse d’un figuier.

Il se tient volontairement loin de l’actualitéet du fracas du monde, dont nous nous sommes isolés quelques semaines pour réfléchir ensembleà ce que sont devenus les relations entre hommes et femmes. Il s’agit donc, d’abord et essentiellement, de l’amour et de son cortège_le désir, la séduction, la jalousie, l’infidélité, le mariage, désamour. Parce que souvent nos points de vue divergent, ces conversations ont pu être vives. Chacun a découvert chez l’autre des abîmes insoupçonnés.

Néanmoins, notre amitié, qui est ancienne, a survécu à l’épreuve. Puissent nos lecteurs trouver, à nous lire, le plaisir que nous avons pris à dialoguer ainsi _ songeant à toutes celles et à tous ceux qui ne savent plus très bien ce qu’aimer veut dire.

Non lu / Entré au début de la collection

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Portrait de l’homme d’affaires en prédateur

Michel Villette – Catherien Vuillermot / La Découverte

Comment devient-on homme d’affaires ? Qu’est ce qu’un « bonne » affaire et comment la fait-on ? Ces questions, souvent traitées de manière journalistique, ont jusqu’à présent été négligées par la sociologie. Pourtant, loin de la biographie autorisée ou à charge, le parcours de ces champions du capitalisme que sont les grands hommes d’affaires mérite d’être analysé.

C’est ce que propose cet ouvrage, à partir d’une étude des processus d’accumulation du capital et d’une lecture critique des biographies de quelques grands noms des affaires, tel que François Pinault, Marcel Dassault, Bernard Arnault, Claude Bébéar, Vincent Bolloré, Ingvar Kamprad (IKEA), Sam Walton (Wal-Mart) et de nombreux autres. Ponctué de portraits et d’entretiens avec les principaux intéressés, ce livre offre une approche inédite, en rupture avec les explications dominantesde la réussite en affaires, qui tente de comprendre la logique des activités lucratives du point de vue de ceux qui les font.

Si les parcours diffèrent, un élément semble essentiel dans la réalisation d’une bonne affaire, moment clé inaugurant la phase d’enrichissement : le fait d’avoir vu, à un moment donné, des occasions de prédation dans certaines imperfections du marché et de savoir jouer, à l’occasion, sur les ambiguités de la morale sociale.

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