On achève bien les hommes

Dany-Robert Dufour / Denoel

De quelques conséquences actuelles et futures de la mort de Dieu.

D’où vient cet extraordinaire besoin de croyance qu’on retrouve toujours et partout chez les hommes ? L’auteur s’interroge en examinant ces figures historiques du divin qui vont du Totem au peuple et au prolétariat en passant par la Physis des Grecs, et bien-sûr, le dieu des monothéistes. Il trouve un raison dans le « réel », à cette propension irrésistible à s’aliéner à l’Autre. L’homme, en effet, est un être inachevé.

De ce manque dans sa nature, évoqué par tant de penseurs de Platon à Lacan, la science apporte aujourd’hui la confirmation avec la théorie de la néoténie, qui montre que l’homme, à la naissance, est un prématuré. Voilà pourquoi, pour opérer sa subjectivation, il a besoin d’inventer des êtres surnaturels auxquels il veut croire comme s’ils existaient vraiment.

Mais que se passe-t-il quand, comme aujourd’hui, on assiste à la « mort de Dieu », annoncé par Nietzsche il y a un siècle. L’être humain, s’il n’est plus aliéné à un Autre, est-il désormais condamné à la surenchère désespérée et désespérante des fondamentalismes, à la dépression face à un monde désymbolisé ou encore à la tentation de se recréer, mieux achevé, avec l’appui des technosciences ?

Sommes-nous ainsi en marche, au milieu du chaos religieux et de la déprime galopante, vers une post-humanité ? L’espèce humaine est-elle même radicalement menacée ? Des questions cruciales qu’on ne saurait exprimer sans parcourir des champs de connaissances très divers : l’anthropologie, l’histoire, la philosophie politique, mais aussi l’esthétique et la psychanalyse.

En cours / Entré en 2006

 

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