L’homme effacé

Otto Steiger / Editions du Griot

Un homme s’enfuit de chez lui et cherche à être admis dans une clinique psychiatrique. Est-il vraiment malade ? Pourquoi veut-il « s’effacer » ainsi : est-ce par par inadaptation à vivre dans la société ou parce qu’il est accusé d’avoir volé une importante somme d’argent ? Mais est-ce bien lui le voleur ?

Sa déviance est un élément à charge et, pour regagner sa liberté, Benjamin Stab plaide coupable. Est-il victime de son envie de vivre comme il l’entend, ou bien un opportuniste puni à juste titre pour sa lâcheté et son incapacité à voir les choses en face ?

Cet « homme effacé » n’est pas un rebelle, il n’a pas voulu sa chute, mais il la provoque par son refus d’entrer dans la norme. Sa différence dérange, ses raisons ne sont pas raisonnnables. Pourtant, nous les comprenons, car elles pourraient aussi être les notres.

Admirablement servi par une écriture caustique et limpide, ce roman s’oppose aux immobilisme de la société suisse contemporaine et s’inscrit en faux contre les idées reçues. L’homme effacé est l’oeuvre d’un nom conformiste au style décapant, nommé Otto Steiger.

Lu / Entré vers le début de la collection

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