L’homme aux louves

John Hawkes

John Hawkes, que ses premiers ouvrages (Le Cannibale, le Gluau, Cassandra) ont fait placer dans la lignée de Faulkner, est actuellement l’un des brillant représentant de la littérature américaine. Chez nous, en 1974, il a obtenu le Prix du Meilleur Livre Etranger pour les Oranges de Sang.

L’homme aux louves est une de ces histoires folles qui nous hantent le plus souvent à notre insu. Hawkes est ici le grand organisateur de nos fantasmes occidentaux, mais avec l’élégance, l’acuité et la sombre violence de qui sait reconnaître dans une obsession les jeux et les contrepoints.

Konrad Vost est en proie au désir de la femme sous différents visages : la mère, l’épouse, la fille et, bien sûr, la putain. Elle représente pour lui l’interdit et la peur. Il court de souvenir en abîme, mais exemplairement, selon un chemin initiatique, noir, grotesque, secret qui le met aux prises avec ses grandes déesses et sa plus profonde vérité. Il est un monde inconscient où s’agitent le goût de la mort et de la destruction, ainsi que l’éveil à une connaissance radicalement différente : celle de la femme, ce sexe autre.

Ni moral ni réaliste ni psychologique, l’Homme aux louves est un cauchemar, drôle et pervers, qui a la folie violente et la limpidité énigmatique d’un mythe d’aujourd’hui.

Non lu / Entré en 2006 (braderie)

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