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Archive pour décembre, 2009

L’homme à l’envers

Fred Vargas / Viviane Hamy

Le mardi, il y a eut quatre brebis égorgées à Ventrebrune, dans les Alpes. Et le jeudi, neuf à Pierrefort.
Un loup solitaire ? Roué, cruel, avec son cul bas sur sespattes grises ? La Bête du Mercantour.
Mais au village de Saint-Victor-du-Mont, tous n’y croient pas, à la Bête. C’est un homme, un loup-garou.
Elle était étendue dans la paille crottée, sur le dos, les bras écartés, la chemise de nuit remontée jusqu’aux genoux. A la gorge, une blessure avait laissé échapper un flot de sang.
A Paris, devant son poste, Jean-Baptiste Adamsberg _ le rêveur et « sylvestre » commissaire de l’Homme aux cercles bleus _ guette les nouvelles du Mercantour. Il ferme les yeux. Son enfance pyrénéenne, la voix des vieux… Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux du loup, la nuit.

 » Singularité du style et de l’univers littéraire, humour ravageur, subversion du regard. A leur manière, ce sont tous les livres de Fred Vargas, minutieusement inscrits dans la marge, malicieusement rebelles, qui sont sans feu ni lieu. Fred Vargas ou l’art du décalage.  » Michel Abescat.

Non lu / Entré en décembre 2009 / Offert par Xavier

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L’homme aux cercles bleus

Fred Vargas / J’ai lu

 » Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?  »
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombonne, bougie, pince à épiler, patte de pigeon…
Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent : un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvais augure. Il le sait, il le sent : bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique.
Il n’a pas tort. Un matin, c’est le cadavre d’une femme égorgée que l’on trouve au milieu d’un de ces cercles bleus.

Lu / Entré en 2006

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L’homme, cet inconnu

Alexis Carrel / Plon

 » Nous devons libérer l’homme du cosmos créé par le génie des physiciens et des astronomes, de ce cosmos dans lequel il a été enfermé depuis la Renaissance. Malgré sa beauté et sa grandeur, le monde de la matière inerte est trop étroit pour lui. De même que notre milieu économique et social, il n’est pas fait à notre mesure. Nous ne pouvons pas adhérer au dogme de la réalité exclusive. Nous savons que nous n’y sommes pas entièrement confinés, que nous nous étendons dans d’autres dimensions que celle du continuum physique.  L’homme est à la fois un objet matériel, un être vivant, un foyer d’activités mentales. Sa présence dans l’immensité morte des espaces interstellaires est totalement négligeable. Cependant, il est loin d’être un étranger dans ce prodigieux royaume de la matière. Son esprit s’y meut facilement à l’aide des abstractions mathématiques. Mais il préfère contempler la surface de la Terre, les montagnes, les rivières, l’océan. Il est fait à la mesure des arbres, des plantes, des animaux. Il se plaît en leur compagnie. Il est lié plus intimement encore aux oeuvres d’art, aux monuments, aux merveilles mécaniques de la Cité nouvelle, au petit groupe de ses amis, à ceux qu’il aime. Il s’étend, au delà de l’espace et du temps, dans un autre monde. (…) »

Non lu / Entré en 2000 grâce à Pierre Dentin

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L’homme qui parle en marchant sans savoir où il va

François Hinfray / Editions de Fallois

« C’est un homme qui marche d’un pas lourd et avance sur la Terre, comme tous les hommes, prisonnier de la matière mais libre dans ses rêves. Il a émergé par le pur hasard à un croisement de l’espace et du temps, qui est son seul horizon, croyant sans autre prétention y vivre un destin unique, car il ne vit que celui-là. Il se sait pourtant condamné du seul fait d’être né. c’est tout son drame, mais aussi la singularité qui t’attire.
Alors, (…) tu décides de lui apprendre simplement que rien n’est en soi mais que germe et fin se confondent en tout. Ainsi de lui-même qui ne se distingue pas de la masse sans nombre de ses semblables. Et, pour le convaincre, en appuyant ton doigt sur sa paume, tu le mets en contact avec d’autres vies qui viendront se mélanger à la sienne et dont il gardera ensuite la mémoire.  »

Lu / Entré en 2009

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L’homme des vagues

Hugo Verlomme / Gallimard Jeunesse

Les vacances chez tante Lise risquent de ne pas être vraiment passionnantes ! Et pourtant, cet été-là va être pour Kevin celui de toutes les émotions et de tous les dangers… Tout d’abord en suivant son cousint Joël, fanatique de surf, sur les grosses vagues des Landes ; puis en faisant la connaissance de la jolie et énigmatique Floria ; enfin en rencontrant Bud, l’Australien, qui va l’initier au body-surf. Mais pourquoi les chasseurs sont-ils aussi furieux contre Bud ? Et quel terrible secret se cache dans le passé de l’Australien ?

Non lu / Entré en 2008 grâce à Adrien

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L’homme qui plantait des arbres

Jean Giono / Gallimard

 » Pour que le caractère d’un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l’idée qui la dirige est d’une générosité sans exemple, s’il est absolument certain qu’elle n’a cherché de récompense nulle part et qu’au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d’erreurs, devant un caractère inoubliable. »

Lu / Entré en 2009 grâce à Maxime

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L’homme qui voulait vivre sa vie

Douglas Kennedy / Belfond

La vie de Ben Bradford n’est qu’une vaste comédie : en apparence, c’est un père et un mari comblé, en réalité, il souffre de la froideur de son épouse. Brillant avocat envié par ses pairs, il ne rêvait que d’être photographe.
Alors qu’il se persuade qu’il est heureux, il découvre que sa femme le trompe et, qui plus est, avec un photographe ! Anéanti, il supprime son rival. Que faire ? Se rendre ou fuir ? Ben choisit la fuite et recommence une nouvelle vie à l’autre bout des Etats-Unis en prenant l’identité de sa victime.

Non lu / Entré en 2005

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Un homme disparaît

J.-B. Pontalis / Gallimard

« L’autobus vert est arrivé, celui qui va à la Bastille, s’arrête au Père-Lachaise, a son terminus place Gambetta. L’homme monte, après un moment d’hésitation. Les portes en accordéon se referment. Il disparaît parmi les passagers, avec un singulier sourire, comme s’il voulait, lui dont je jurerais qu’il ne possède rien, se faire du premier venu un ami avant de la quitter, ce sourire en retrait de ceux qui partent, sont déjà ailleurs, un sourire dont j’aimerais croire qu’il s’adresse à moi, qui reste là, en arrêt, sur un trottoir mouillé de pluie.
Pourquoi ne l’ai-je pas suivi ?
Soudain toute la ville n’est plus comme lui qu’un fantôme. »

A lire / Entré en 2001

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La bête humaine

Emile Zola / Gallimard

« L’essentiel de la bête humaine, c’est l’instinct de mort dans le personnage principal, la fêlure cérébrale de Jacques Lantier, mécanicien de locomotive. Jeune homme, il pressent si bien la manière dont l’instinct de mort se déguise sous tous les appétits, l’idée de mort sous toutes les idées fixes, la grande hérédité sous la petite, qu’il se tient à l’écart : d’abord des femmes, mais aussi du vin, de l’argent, des ambitions qu’il pourrait avoir légitimement. Il a renoncé aux instincts ; son seul objet, c’est la machine. Ce qu’il sait, c’est que la fêlure introduit la mort dans tous les instincts, poursuit son travail en eux, par eux ; et que, à l’origine ou au bout de tout instinct, il s’agit de tuer, et peut-être aussi d’être tué. » Gilles Deleuze.

En cours / Entré en 2006

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Des souris et des hommes

John Steinbeck / Gallimard

 » Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
_ Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.
Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l’autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
_ Non, j’vous en prie, supplia-t-il. Oh, j’vous en prie, ne faîtes pas ça. Georges se fâcherait.
Elle se débattait vigoureusement sous ses mains…
_ Oh, j’vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. Georges va dire que j’ai encore fait quelque chose de mal. Il m’laissera pas soigner les lapins.  »
Le chef-d’oeuvre de John Steinbeck, Prix Nobel.
 » l’amitié informe et invincible nouée entre Lennie, le doux colosse innocent aux mains dévastatrices, et son copain Georges, petit homme aigu, a une beauté, une puissance de mythe  » (Joseph Kessel).

Lu / Entré en 2002

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